Formations en alternance

Choisir l'alternance, c'est conjuguer formation universitaire et formation professionnelle.

L’alternance, c’est l’opportunité de :

 développer rapidement des compétences et acquérir une expérience professionnelle valorisable et valorisante
 étudier tout en étant rémunéré
 construire son projet professionnel
 préparer un diplôme

Le principe de l'alternance

L'alternance permet d'allier des périodes d'enseignement à l’université et des périodes de travail en entreprise dans le cadre d'un processus de co-formation.

N’étant plus étudiant, l’alternant possède un statut de salarié à part entière et bénéficie, à ce titre, de l’ensemble des dispositions législatives, réglementaires ou conventionnelles applicables aux autres salariés de l’entreprise (article L1242-14 du code du travail). Le temps consacré aux actions de formation est compris dans l’horaire de travail, semaine de 35h, congés payés, obligation d’assiduité, sécurité sociale…

La loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » promulguée le 5 septembre 2018 est entrée en vigueur le 1er janvier 2019. Réforme profonde de la formation professionnelle et de l’apprentissage, elle ambitionne de rendre chaque individu acteur de son projet professionnel en le rendant plus autonome.
Quels changements majeurs devons-nous retenir ?

Plus de souplesse pour le nouveau contrat d’apprentissage

L’apprentissage ne relève désormais plus de la formation initiale mais de la formation professionnelle. 7 nouveautés caractérisent le nouveau contrat d’apprentissage :

l’augmentation de l’âge maximal pour débuter un contrat à 29 ans révolus ;
la réduction de la durée minimale du contrat à 6 mois ;
la possibilité d’entrer en formation à tout moment de l’année ;
l’augmentation du temps de travail maximal des mineurs de 35 à 40 heures ;
l’augmentation de la rémunération pour certains apprentis et la mise en place d’une aide de 500 € supplémentaires pour passer le permis ;
la simplification des procédures pour une alternance à l’étranger : réalisation possible du contrat à l’étranger dans la limite d’un an et à condition que l’apprenti réalise au moins 6 mois de son contrat en France ;
l’assouplissement des modalités de ruptures du contrat.

Les formations en apprentissage sont directement gérées par les UFR et leurs CFA partenaires.

Peu de changement pour le contrat de professionnalisation

Contrairement au contrat d’apprentissage, celui de professionnalisation subit peu de changement. L’âge maximal de début du contrat reste fixé à 26 ans, sauf pour :

les demandeurs d’emploi, les bénéficiaires du RSA, ASS ou AAH ;
les personnes scolarisées dans un établissement d’enseignement supérieur ou en contrat d’alternance, contrat aidé l’année N-1 ;
les stagiaires de la formation professionnelle, salariés. Néanmoins, pour les étudiants étrangers de nationalité non européenne, la limite d’âge est de 25 ans révolus.

La durée minimale est réduite à 6 mois et la durée maximale portée à 3 ans (en phase d’expérimentation).
Les contrats de professionnalisation pourront être réalisés à l’étranger pour une durée maximale d’un an, à condition que 6 mois de contrat au moins soient réalisés en France.

Contrat de professionnalisation pour un parcours de formation « sur-mesure »

À titre expérimental pour une durée de 3 ans, le contrat pourra définir un parcours de formation « sur-mesure » qui ne sera pas nécessairement qualifiant ou certifiant.

Bénéficiaires :
Salarié.e en activité ayant besoin de compétences spécifiques pour s’adapter à son poste de travail ;
Personnes éloignées de l’emploi ayant besoin d’acquérir de compétences spécifiques pour favoriser leur réinsertion professionnelle ;
Entreprises souhaitant embaucher d’emblée un.e salarié.e, qui sera formé.e au plus près des besoins réels du terrain.

Qui définit les compétences à acquérir ?
Les employeurs et les opérateurs de compétences pourront également définir eux-mêmes, en accord avec le salarié, les compétences à acquérir dans le cadre d’un contrat de professionnalisation.

Quelles sont les formations éligibles ?
Formation « sur-mesure » qui ne sera pas nécessairement qualifiante ou certifiante pour doter le.la bénéficiaire de compétences spécifiques.

La souplesse de ce contrat doit permettre aux personnes éloignées de l’emploi de disposer d’une formation sur mesure, plus adaptée à leurs besoins. D’autre part, elle permettra aux entreprises de pouvoir embaucher d’emblée un salarié, qui sera formé au plus près des besoins réels du terrain.
Cette expérimentation fera l’objet d’une évaluation conduite par un comité national de suivi associant l’État, les représentants des partenaires sociaux et certains opérateurs de compétences. Le comité se réunira au minimum une fois par an.

Les avantages du contrat de professionnalisation

Le contrat de professionnalisation offre de nombreux avantages.

Il vous permet :

  d'acquérir une qualification professionnelle reconnue par l’État ou une branche professionnelle
  de bénéficier d'une rémunération pendant le temps du contrat par l'employeur
  de profiter d'un accompagnement professionnel par un tuteur ce qui facilite votre intégration dans l'entreprise
  de favoriser votre insertion ou la réinsertion professionnelle par une véritable expérience professionnelle en relation avec votre diplôme Un CDI est très souvent proposé aux alternants pendant ou à l’issue de leur contrat de CDD en alternance !

Le Service de la Formation Continue vous accompagne dans vos démarches et vous aide à trouver une entreprise pour vous former.

Quels avantages pour l'entreprise ?

Le contrat de professionnalisation vous permet de recruter un.e salarié.e que vous formez à un métier et que vous rendez opérationnel, avec vos méthodes d’organisation.

Vous êtes un employeur participant au financement de la formation professionnelle continue, dont :

  un établissement public industriel et commercial (EPIC)
  une entreprise de travail temporaire
  un groupement d’employeurs pour l’insertion et la qualification (GEIQ)

Vous bénéficiez de plusieurs avantages financiers :

  exonération du versement de la prime de précarité
  aides, cumulables entre elles : Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), nouvelle aide de 4000€ si vous êtes une PME, et jusqu’à 4000€ si vous recrutez un demandeur d’emploi

Mis à jour le 01 février 2019